Biopiraterie. Quels risques pour l'industrie cosmétique?

Vendredi 11 Juin 2010 à 10h31

Par Marie des Neiges, dans les catégories : Biopiraterie, Revue de Presse

sacha inchi daniel silvaNous vous invitons à découvrir un extrait de l'article "Biopiraterie. Quels risques pour l'industrie cosmétique?" publié sur le site Premium Beauty News dans lequel Daniel Joutard, le fondateur de Aïny partage son point de vue.


Biopiraterie : quels risques pour l’industrie cosmétique ?

Le développement de la cosmétique naturelle entraîne mécaniquement la recherche de nouveaux ingrédients botaniques et le développement d’une offre de plus en plus riche et variée d’actifs végétaux. Mais le passage au végétal est loin de résoudre toutes les questions environnementales ou éthiques, il en soulève même de nouveaux. La biopiraterie était ainsi au programme des dernières Matinales de la Cosmétique organisées par SRC Consulting.


Le cas du Sacha Inchi

En octobre 2009, la société Greentech, spécialiste des actifs verts, renonce au brevet qu’elle avait déposé en 2006 [1] sur l’usage du Sacha Inchi (Plukenetia Volubilis), une plante des contreforts andins de l’Amazonie qui pousse entre 100 et 1000 mètres d’altitude. Déjà, Cognis France avait du renoncer à une demande de brevet portant sur l’utilisation cosmétique et dermatologique de l’huile et des protéines extraites des noix de cette même plante. Dans les deux cas une même raison, l’accusation de biopiraterie portée par des ONG mais aussi par la très officielle Commission nationale péruvienne de lutte contre la biopiraterie (Comisión Nacional para la lucha contra la biopiratería).

« Le Sacha Inchi était probablement déjà cultivé par les peuples pré-incaïques il y a 3000 ou peut-être 5000 ans, on en a retrouvé des échantillons dans des tombes. Mais cette culture était en voie d’extinction dans les années 1980, » explique Daniel Joutard, créateur de la marque Aïny, qui a bâti sa renommée par l’utilisation des plantes et des savoirs-faires des peuples indigènes. « La graine de Sacha Inchi est une sorte d’étoile contenant des amandes particulièrement riches en omégas 3. »

Une grande majorité des cas traités par la Commission péruvienne de lutte contre la biopiraterie concerne des usages pharmaceutiques d’extraits de plante. Mais le cas du Sacha Inchi, un des cas récents ayant bénéficié d’un fort écho médiatique, montre que l’industrie cosmétique n’est pas à l’abri de ce genre de problèmes.(...)

 

Retrouvez la suite de l'article sur le site Premium Beauty News

http://www.premiumbeautynews.com/Biopiraterie-quels-risques-pour-l,1976

Crédit photo: Daniel Silva /Aïny

 

 

 

Mot-clé : biopiraterie

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