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Le collectif Biopiraterie

Mercredi 10 Février 2010 à 17h03

Par Daniel Joutard, dans la catégorie : Biopiraterie

Dans notre travail de terrain au Pérou et Equateur, nous discutons régulièrement avec les administrations locales, les organisations autochtones et les ONGs de la manière la plus juste de valoriser les connaissances traditionnelles et les plantes qui y sont liées.

Tout naturellement, nous débâtons régulièrement avec le collectif Biopiraterie de nos points de vue sur le sujet. Le collectif réunit des ONGs françaises travaillant sur la défense des droits des peuples premiers. Il se propose de relayer les actions d’ONGs de pays du sud ou de groupes autochtones luttant contre les brevets liés aux plantes et contre la biopiraterie.

Les échanges sont souvent animés mais nous partageons la volonté de trouver des alternatives qui placent les peuples autochtones au centre des décisions. Chacun reste cependant dans son rôle, les ONG sensibilisent l’opinion publique, nous recherchons et mettons en oeuvre des alternatives concrètes sur le terrain.

Ils ont organisé avec succès les premières rencontres internationales sur la Biopiraterie à l’Assemblée Nationale le 15 juin dernier. Cette conférence a rassemblée une dizaine d’experts de tous les continents et de tous les secteurs de la société civile. Ils m’ont invité à parler de mon expérience en tant qu’entrepreneur travaillant à partir de plantes et de connaissances traditionnelles.

Vandana Shiva, grande écologiste indienne, est venu rappeler à la conférence l’utilité des savoirs traditionnels pour les défis à venir et notamment de la connaissance des variétés de plantes pouvant résister au réchauffement climatique. Elle nous a aussi mis en garde contre la tentation de quelques uns de s’approprier ces biens communs pour leur usage exclusif.

Les politiques et notamment les parlementaires verts ont exprimé leur intention de s’emparer du sujet de la biopiraterie et de faire des propositions de loi. Cela permettrait de clarifier à quelles conditions les entreprises et les organismes de recherche pourraient avoir accès aux connaissances traditionnelles et aux plantes qui y sont liées. Cela semble particulièrement nécessaire compte tenu du développement du marché des produits naturels et des interrogations de nombreux laboratoires sur le sujet.

 




Pour en savoir plus: www.biopiraterie.org

Le collectif Biopiraterie est formé par les ONGs suivantes: Sherpa, France Libertés, ICRA et Paroles de Nature.

Crédit photo: Daniel Silva


 

 

 

 

 

 

Mots-clés : biopiraterie, savoirs traditionnels

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